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Qu'est-ce qu'effetmer?

Effetmer.free.fr est un site d'écriture. Dans tous les styles, pour tous les âges, pour les gribouilleurs du dimanche ou les auteurs confirmés. Un site pour ceux qui écrivent parce qu'ils aiment ça, sans se prendre la tête, sans attendre d'éloge et sans juger les autres. Juste parce qu'écrire, c'est une partie de nous...

Dimanche 1 janvier 2006

La section érotique n'est accessible que pour les membres du forum, mais voici de quoi vous mettre l'eau à la bouche ...

ou plus ...

 

[...]

Au bout d'un quart d'heure, je m'enveloppe dans la serviette bleue qu'il a préparée, je prends le verre de vin qu'il me tend à mon arrivée dans le salon, je profite de sa douceur avant de m'allonger sur son divan, avant de profiter d'une autre douceur. Il commence toujours par les épaules. Ses mains sont larges, à moins que ce soit mes épaules qui soient petites. Il les enveloppe d'une seule paume, façonne leurs arrondis, efface leurs poids. Puis il descend sur les homoplates avec de fortes pressions, des pressions glissantes de parfum, et des glissements de sa voix sur le stress de la journée. Les voix qui commandent sortent de ma tête, les documents à signer partent en avion de papier, les dossiers s'empilent sous mes soupirs.
Et ses mains descendent vers mes reins, sa chaleur monte en moi. C'est un magicien du corps.
C'est quand il passe sur mes hanches que tout commence.
C'est à ce moment que je sens que mon corps se cambre.
C'est à cet instant que je sens mon esprit qui s'absente.
C'est à cette minute précise que le temps disparait.

Alors ses mains deviennent indiscrètes. Elles se glissent entre mes cuisses, mêlant mes parfums intimes à ces parfums d'essentiel. Son corps entier devient instrument, sa bouche masse ma nuque, ses jambes caressent les miennes, ses souffles excitent mes sens.
J'attends qu'il me retourne, qu'il prenne mon ventre contre le sien, que sa langue masse mes seins, qu'il m'enivre de son sexe.
Et il me retourne.
Il me soulève contre son ventre
Il m'assied sur ses cuisses
Ses mains huilées palpent mes seins, mes jambes ointes dansent autour de ses hanches.
Il laisse passer un filet de liquide canelle ylang-ylang sur ma poitrine, qu'il étale de son torse, qu'il écrase en me serrant contre lui.
Et ses lèvres s'emportent
Et nos corps s'enflamment
Et son sexe s'enfle

[...]

Par la marquise de Sade - Publié dans : Erotisme
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Dimanche 1 janvier 2006
Par pyjapois - Publié dans : Les news
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Vendredi 16 décembre 2005

Sur mes cuisses ensemencées à ce curare
Ma cuirasse envenimée se crevasse
Croisière en rêves consumés


Escrocs en essaim, inconnus acérés
Assassins à mes envies insensées
Emmurée, amarres serrées


Ivresse miséreuse
Insomnies moroses
Naïve insoumise
Exorcise son âme incarcérée
Aux messieurs enivrés


Morsure cancereuse
Sous sa crinière sinueuse
Sévices à s'écoeurer
Essence surannée
A son encrier venimeux

La contrainte  du prisonnier :

La contrainte du prisonnier consiste à écrire sans utiliser les lettres qui "dépassent" de la ligne, c'est à dire, sans utiliser le t y p l k j h g f d q b !

Par la marquise de Sade - Publié dans : Oulipo
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Vendredi 16 décembre 2005

il est dix sept ans
j'ai 18h, et c'est l'hiver.

ma mère est morte
ça fait deux ans
j'ai un peu froid

mon père, en cure de désintox
la chais-plus-combientième
et lui non plus
ne sait plus

il fait nuit, il pleut
un peu



il fait nuit
et moi j'fais rien

j'traine mes rangeots dans les squatts du centre
à boire des pils à pas cher
à faire la manche pour m'occuper
- vous n'auriez pas un franc ou deux,
une cigarette ou un peu d'beuh ?

aujourd'hui mon assistante sociale m'a chid en train d'taxer les passants
j'ai dû lui expliquer que non c'est pas pour l'argent,
que oui ça va ça va, que d'accord j'irai à l'école demain, que lâche moi la grappe.
lâche moi putain !

tout à l'heure y a gino, celui qu'est borgne, il m'a filé un joint
contre quoi j'devais lui chercher des cach'tons à la pharmacie.
passque moi j'ai une gueule d'ange, comme il dit
pas une cassée comme la sienne de rablouch édenté
mouais
surtout il voulait pas se faire repérer j'crois

enfin..

j'suis entré dans la boutique
il m'attendait sur le trottoir
j'suis entré
j'ai dis un truc à la nénette
j'sais plus trop quoi
un truc genre bien débile
histoire qu'il me voit lui parler
j'ai pas demandé de cach'tons
je m'en fous de ses cach'tons
et puis de toutes façons
je savais qu'on m'en donn'rait pas sans ordonnance
je suis ressorti

j'ai dis à gino qu'ils voulaient pas
qu'il fallait une ordonnance
ça l'a mis vénère
- rends-moi mon joint

il voulait que j'aille dans une autre pharmacie
- j't'emmerde que j'ui dis, j'suis pas ton chien
et ton bedo, carotte. c'est pour ma race.

pauv' mec.

moi j'ai gagné un beuz
consume qu'on fume, en attendant qu'ça passe..

je lézarde au plafond du squatt
je pense à elle

un peu

elle est partie
j'suis pas un mec stable elle m'a dit
tu m'étonnes

bah

ça fait rien, je fais rien
il pleut

mon joint s'en fout
je m'étends,

il s'éteint.

Par Abd - Publié dans : Les best
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Samedi 22 octobre 2005

La sonnerie du réveil nous a brusquement sortis du sommeil.
Nous nous étions promis de ne pas dormir, mais 48 heures sans fermer l’oeil c’était sans doute au dessus de nos forces. On se réveillait comme on s’était endormi. Tu étais toujours là dans mes bras, douce et chaude, serrée contre moi.
On redoutait cet instant par-dessus tout… Mais on ne l’avait pas évoqué une seule fois pendant ces deux jours.
Bien sûr on avait triché, pris énormément de marge sur l’horaire pour ne pas avoir à courir, mais on savait que rien n’arrêterait le temps.
On n’a même pas refait l’amour, on est juste resté enlacés, seuls nos yeux parlaient. Tu es allée te glisser sous la douche. J’ai allumé une cigarette. Je regardais la chambre, notre chambre, tes vêtements posés sur la chaise, il y avait des traces de toi partout ici
Dans quelques heures une femme de ménage aura tout effacé …

 

La suite : http://effetmer.free.fr/viewtopic.php?topic=1401&forum=28

 

Par Caliméro - Publié dans : Les best
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Dimanche 9 octobre 2005

Sur le corps sans visage
De la triste vitrine
Le rouge est paysage
...dans l'odeur des glycines

Quand le corps est marchand
Si douce la poitrine
Les gars vont se penchant
...dans l'odeur des glycines

Mais la vie est ailleurs
Et le temps assassine
Les tendrons prometteurs
...dans l'odeur des glycines

Il ne restera rien
De la fille féline
Qui se montrait à Gien
...dans l'odeur des glycines.

http://effetmer.free.fr/viewtopic.php?topic=298&forum=11

 

Par Pierre_b - Publié dans : Les best
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Dimanche 9 octobre 2005

Ah! mais des paons
Amédée pend
Ahmed épand
A mes dépens
Ame met des pans
A mes dais! pan!
A m'aider Pan


L'émirat dort
L'émir adore
Les miradors...
Désert aride sur la mer
Paquebot
Des airs à rides sur l'amer
Pas que beaux 

 

 http://effetmer.free.fr/article.php?sid=100&&mode=&order=0&thold=0

Par Pascal - Publié dans : Les best
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Mercredi 5 octobre 2005
Mon grand père dormait au milieu de la troupe,
Il avait revêtu son veston du dimanche,
Il était élimé à l’endroit de la manche,
Là où il s’essuyait quand il mangeait sa soupe.

De toujours de papy j’admirais la moustache,
Je guettais dans ses poils une brise sensible.
Il avait bonne mine et semblait si paisible ;
Mon cousin m’a happé pour jouer à l’apache.

A cinq ans c’est normal de courir dans les champs
Avec un arc en main pour tuer les méchants ;
Je fus très étonné de voir pleurer mon père.

Je n’oublierais jamais, mon cœur battait si fort,
Cette première fois où je voyais un mort.
Caché par le tracteur, j’ai pleuré mon grand père
Par Gilonimo - Publié dans : Sur quelques vers
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Mercredi 28 septembre 2005

Aujourd'hui je me suis acheté un lit


Je n'en avais pas.


Il est en métal, NOIR, simple.


Je vais pouvoir me faire une  c h a m b r e


elle sera toute petite, 
avec des murs blancs
sans MEUBLE
que mon lit.


 


JE voudrais en recouvrir les  m u r s  de miroirs, ON dit que ça agrandit l'espace,


 


 


puis aussi que c'est très stimulant quand on est à deux.

http://effetmer.free.fr/viewtopic.php?topic=565&forum=28

Par la marquise de Sade - Publié dans : Les best
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Mardi 27 septembre 2005

Suite à un texte et au commentaire de Abd ...

Ci-git, - nourriture pour les vers
le corps de Benjamin FRANKLIN, - imprimeur,
comme les restes d'un vieux livre
ont les feuillets sont déchirés et la reliure usée.
Mais l'ouvrage ne sera pas perdu
et reparaîtra, c'est la foi de Franklin,
dans une nouvelle édition,
revue et corrigée
par l'AUTEUR.

Et vous? Qu'écririez-vous sur vos tombes... ou celle des autres?

Ci-git la Marquise de Sade
Elle s'est nourrie de vos vers
C'est à présent les vers
Qu'elle nourrit

Ne pleurez pas : "c'était trop tot"
En approchant de ce tombeau
Car à présent elle doit savoir
S'il y avait quelque chose à croire
S'il fut quelqu'un pour l'accueillir
De questions elle dût l'assaillir !

(Bastet)

Son dernier tour fut une parfaite réussite
D'un coup de baguette magique
 Il disparut dans un nuage de fumée
A jamais...

....

 

La suite : http://effetmer.free.fr/viewtopic.php?topic=488&forum=16

Par la marquise de Sade - Publié dans : Impro littéraire
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