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Création de quiz en ligne !
Venez tester vos connaissances

T’imagines une ville T’imagines la nuit
T’imagines une ville
T’imagines la nuit
T’imagines une rue
T’imagines les réverbères
T’imagines un homme qui descend la rue
Les mains dans les poches
De sa veste d’aviateur
T’imagines la musique dans ses écouteurs
Fusion hip-hop electro
N’imagine pas qu’il semble danser
N’imagine pas qu’il accélère le pas
Pourtant son cœur bat fort
T’imagines la rocade sud
Et sa circulation désincarnée
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Monsieur fait la fine bouche
« Monsieur fait la fine bouche
Il n’aime que le nanan » ?
Disait-elle très farouche
Et avec des yeux menaçants !
Et prenant à pleines louches
Le fricot encor bouillant
Elle remplissait l’assiette
De Monsieur, en rechignant.
Vous avez compris, sans doute,
Qu’entre eux le torchon brûlait
Et que sur leur longue route
Des nuages grossissaient
Il faut dire à sa décharge
Qu’elle savait depuis peu
Que Monsieur, rue de la Barge
Fricotait en amoureux
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Love is underground
Effondrement nuisible
Eboulements médiatiques
Le savoir est nourriture?
[Intoxication de fluxs numériques
Il faut encoder les barres myélinisées]
Vomir mes neurones par les yeux
Cracher mon goudron par la bouche
[Et ça te dérange que je suffoque?
Tu veux me voir crever sous les néons?]
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Tableau Premier
C'est dix heures du sommeil
Et dans les urinoirs
S'érigent les fesses en rang des poivrots.
Au delà des portes
Les élastiques claquent sur des peaux fanées
On entend les cuillers
Et le verre cliqueter aux ombres décharnées
Et la mort se roule en boule sur les cuvettes
Et la mort se flaque en veines solubles
Je les vois empalées sur de tristes figures
Les aiguilles animées en rouge chevelure
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Le noctambule
Marchant dans la nuit d’été
Malmenant le pavé luisant
C’est vers toi que je suis allé,
Troublante hétaïre aux yeux grisants.
Ta peau aux couleurs du blé d’été
Appelait la caresse de mes doigts,
Ton regard trahissant ton émoi
Chavirait vers le ciel étoilé.
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Aventure sentimentale avec mon chien
Celui qu’on appelait depuis des années Le Caïd était l’inséparable pote de Gengis depuis plus longtemps encore – lui seul se souvenait de son vrai nom – et, il faut l’avouer, aussi un peu son modèle. Pourtant, ce petit blond un peu grassouillet ne payait pas de mine, mais il avait toujours un peu fasciné Gengis par son assurance calme doublée d’un humour souvent cinglant, toujours bien placé, là où ça fait le plus mal, qui imposait le silence et ne tolérait pas de réplique. Il opposait la plupart du temps une attitude de Sphinx au mutisme olympien à l’irrépressible agitation de Gengis.
Ils se retrouvaient régulièrement dans leur rade attitré – platement nommé « Le Départ », qu’ils avaient affectueusement rebaptisé « Au Poète pinté », dit le PP – pour refaire le monde et surtout refaire les femmes, car à leur age, c’est l’essence même du monde. Remarquez, après, c’est pareil. Le Caïd affichait un mépris railleur envers la gente féminine en général que la gente féminine lui rendait bien, si bien que plus persone ne savait qui avait commencé. Mais il profitait avidement du désir incessant de Gengis qui s’enthousiasmait pour deux, en bon opportuniste. Car le Gégène était un garçon travaillé par l’absolu, et l’absolu, pour lui, s’était incarné dans les femmes – oh le joli mot ! Alors, il était en perpétuel besoin de séduire. Chaque fille qui le regardait était un bout du monde qui s’ouvrait à lui, c’était l’absolu qui lui faisait des clins d’œil. Du coup, il prenait particulièrement mal les échecs dans ce domaine, parce que l’absolu qui se refusait, c’était une claque à son ego.
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La mort de la mort
J'erre le long de la voie ferrée. J'avais négligé le premier train, et j'ai raté le dernier. La lune s'est levée. Dans mes oreilles la voix de Ferré.
"Je suis d'un autre pays que le vôtre, d'un autre quartier, d'une autre solitude. Je m'invente aujourd'hui des chemins de traverse. Je ne suis plus de chez vous…"
Mais je n'invente rien, mon chemin est longé de traverses que traversent les trains et leurs souffles me renversent tandis que menace l'averse.
"… Si vous n'avez pas dès ce jour, le sentiment relatif de votre durée, il est inutile de vous transmettre, il est inutile de regarder devant vous car devant c'est derrière, la nuit c'est le jour…"
Ô, comme je déplore ma négligence, mon inconscience, ma lâcheté et ma fierté, mes illusions. Les lumières brillent aux fenêtres aseptisées, la lune berce le ballast de son feu tiédasse, je ne sais où aller. Je m'assois un peu en retrait, comme je le faisais jadis dans les discussions trop personnelles. Le recul, prendre du recul, le temps de l'observation, voilà qui me sied toujours. Voilà qui m'a toujours scié. Refus de l'engagement, pudeur de la peur, méditation avant l'action, et pas d'action.
Blablabla