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Sur quelques vers

Mercredi 5 octobre 2005 3 05 /10 /2005 00:00
Mon grand père dormait au milieu de la troupe,
Il avait revêtu son veston du dimanche,
Il était élimé à l’endroit de la manche,
Là où il s’essuyait quand il mangeait sa soupe.

De toujours de papy j’admirais la moustache,
Je guettais dans ses poils une brise sensible.
Il avait bonne mine et semblait si paisible ;
Mon cousin m’a happé pour jouer à l’apache.

A cinq ans c’est normal de courir dans les champs
Avec un arc en main pour tuer les méchants ;
Je fus très étonné de voir pleurer mon père.

Je n’oublierais jamais, mon cœur battait si fort,
Cette première fois où je voyais un mort.
Caché par le tracteur, j’ai pleuré mon grand père
Par Gilonimo - Publié dans : Sur quelques vers
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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /2007 13:55

L'eau s'est retirée laissant là les algues bleues
Un soleil sans été tombe froid sur les peaux nues.
Te souviens-tu de la nuit sur les mots assemblés,
Vagues états généraux d'âmes sans êtres?
Le jusant terrible des soifs attendues.

Au quai l'an guette le courant de flot
A l'étale il s'en ira
avec en fond de cale un peu de notre histoire.
La vie est brune comme tu es brun.
Te souviens-tu de la nuit sur les mots assemblés?
Te souviens-tu de de celle qu'il aima?


Retrouvez le texte  : http://effetmer.free.fr/viewtopic.php?topic=4948&forum=50
Par Pierre_b - Publié dans : Sur quelques vers
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Jeudi 5 juin 2008 4 05 /06 /2008 21:55

Je me rappelle de ces escaliers d'hôtel
où le chat est mort du plaisir
et tes jambes ont cédé près du mur
trois fois

Je me rappelle de cette lumière électrique
et du bain, nous les deux
du lit et des draps
trois fois

Je me rappelle de ta peau
et de la peinture de Dali
dans cette 532-B d'un hôtel de province
où la passion s'est écrite
trois fois

et ne me dites pas que l'art est mort
parce que tes cheveux encore m'enchantent
dans les nuits d'Été



Par K. - Publié dans : Sur quelques vers
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Mercredi 20 août 2008 3 20 /08 /2008 15:23






Par Jonquille - Publié dans : Sur quelques vers
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Jeudi 28 août 2008 4 28 /08 /2008 12:45
Par Peste noire - Publié dans : Sur quelques vers
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Jeudi 11 septembre 2008 4 11 /09 /2008 17:00

I

Nous étions deux plaisanciers sur l'océan tranquille,
L'horizon s'étalait dégagé et le vent respirait, docile.

Sous le plancher, quelques émotions cachées,
Ecumées par une lame de fond ;
Un air vague amorçait notre marche à reculons.

Il n'est pire eau que l'eau qui dort,
Tes Ray Bans tintaient nos émotions de noir.
Plus aucune poussée ne venait s'établir en contrefort.

Nos âmes dérivaient sans fin
Vers l'infiniment calme ;

Sur le point de plonger, je chaussais mes palmes.

II

Tu ne supportais pas le vide.
Tu ne l'avais jamais supporté.

Devant son immensité, tu perdais contenance.

J'absorbais une faible quantité de cantharide
Nous refusions le vide,

Nous repoussions l'abstinence.

Nous biaisions
Notre relation.

III

Le paysage se soudait
Derrière les vitres fumées de l'Audi A8,
Le calme emplissait
L'habitacle dans une étrange poursuite.

Il ne se passait rien.

L'autoroute étendait son bras
Dans une fresque épandue.
Le contact perdu
Se retrouvait au rythme de l'A3.

Encore, il ne se passait rien.

Nous dépassions alors Saint Luc,
Nous arrivions dans la ville au-delà du viaduc.
Et je n'avais plus vraiment sommeil ;
Je refermais le livre de Daniel.

Il ne se passerait plus rien.

IV

Nous nous sommes arrêtés dans un petit motel,
Le petit-déjeuner se servait jusqu'à dix heures,

Un peu de viande se logeait sous les croûtes,
Ce qui m'infligeait quelques aigreurs

Mais ravissait la clientèle ;
Notre voiture était restée sur le bord de la route.

Je me demandais quel genre de transitions
Pouvaient amener de tels lieux de passage ;

Tout mouvement m'apparaissait gelé
Au beau milieu du paysage.

V

Tes rêves se cognaient à l'intérieur de ton corps convulsé,
Ils peignaient un environnement enseveli sous tes neurones enchevêtrés.

L'alerte donnée, elle se diffusait au travers tes canaux
Pour atteindre l'ensemble de tes organes vitaux :
Les battements de ton estomac
Me parvenaient en de prompts soubresauts ;

Tu me plaisais, entièrement désorganisée ;
Car tu t'extrayais enfin de l'anonymat,

Tu existais.

VI

Insomniaque, tu ne t'es jamais plus réveillée.

Par Abraham - Publié dans : Sur quelques vers - Communauté : Le clan des très littéraires
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Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 15:16
.

je te raconte la savane où un acre
se fit la mer d'un champ
dans le nacre de l'huitre première
en évent de baleine à bosse

ce jour à la commissure des ouï-dire
élève ses fils à cran d'arrêt
juste au corps du défilé
des réponses en refus de questions

des archers décharnés
aux carquois déplumés
rampent une plaine maigre
et trouvent la corne de brume
sous les rochers aux veines sans sang

du soudain vint l'alors
chargé de chenilles en larves dépassées
l'air badin grimpe des ailes aux flèches
la cible voit l'arc bandé

les pépites rares
écrivent une table de multiplications
des jours bouclés en recherche de baie
pour accoster l'éternité
sur un nid de poulpes
tressé de sirènes aux seins
d'aléas

le sel
vents et vagues
le feu de la roue ...

.
Par Baldr - Publié dans : Sur quelques vers - Communauté : Le clan des très littéraires
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